Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mes Parfums d'Egypte

Mes Parfums d'Egypte


Le Caire. Déchets hospitaliers

Publié par Soleil des pharaons sur 10 Juin 2006, 00:02am

Catégories : #Egypte : Le Caire


Recyclage des déchets hospitaliers au Caire.
 
Comme d’habitude la lecture du l’unique hebdomadaire égyptien en langue française m’amène à me poser de multiples questions ! ! !  
 
Il y a quelques semaines, je lisais un article dénonçant les trafics existant dans le recyclage des déchets hospitaliers au Caire. Je vous préviens l’article du journal en question est un peu long mais si édifiant et j’ai voulu vous le présenter dans son intégralité sans en couper le moindre mot afin de vous permettre de vous faire une idée exacte des faits.

Pour la bonne compréhension de ce texte, je me dois de vous signaler que la livre égyptienne divisée en 100 piastres vaut environ 1 franc français et qu’un euro équivaut à 7 livres

 
"Déchets hospitaliers. Seringues, pansements, flacons d'analyses, sondes et coton souillé sont recyclés de façon anarchique par les chiffonniers.
 
Dix heures du matin. Hay Al-Zarayeb (quartier des écuries) à Manchiyet Nasser, plus connu au Caire sous le nom du quartier des Zabbalines (chiffonniers). A l'entrée de cette zone sauvage et sur le flanc de l'éminence de Moqattam, se dresse une immense pancarte portant l'inscription « Association de protection de l'environnement ».
Un panneau complètement décalé par rapport à son environnement empesté où les mouches ont trouvé asile parmi les tas d'immondices. 27 000 chiffonniers résident dans le quartier. Un métier hérité de père en fils et qui consiste à faire le tri des ordures. Bouteilles en plastique, tissus, cartons d'emballage, métaux, os d'animaux et tout ce qui peut être recyclé sont classé par catégories.

 Mais, les chiffonniers ne se contentent pas seulement des ordures ménagères, ils s'intéressent aussi aux déchets hospitaliers.

Dans un hangar, trois gamins de 10 à 16 ans sont assis par terre parmi des tonnes de seringues, pansements, coton et sondes souillées. Ils trient et classent dans des sacs en plastique. « Je travaille de 8h30 à 20h. J'essaie de trier le maximum et je suis payé 15 piastres le kilo. En fin de journée, j'arrive à gagner 15 L.E. », explique Barakat Youssef, 15 ans, tout en ajoutant que les seringues sont lavées à l'eau savonneuse et revendues au Souk Al-Talat.
Des enfants au milieu des seringues
Mais existe-t-il des preneurs ? « Les drogués achètent ces seringues à 50 piastres le kilo, un prix dérisoire. Ce commerce illicite comporte des risques sur la santé et tout le monde le sait. Certaines personnes démunies utilisent la seringue trois fois et vont jusqu'à la faire bouillir comme s'il s'agissait d'une seringue en verre », ajoute Barakat.
 A la question posée sur les risques de contamination, il répond que toutes les seringues sont protégées par leurs étuis. Néanmoins, il relate l'expérience de son copain qui par mégarde a été piqué. Une semaine plus tard, il a été amputé du doigt.
Le patron du lieu, dérangé par cet entretien, s'approche pour démentir toutes les déclarations du jeune garçon. « Nous ne recueillons pas les déchets contaminés des hôpitaux, seulement des tubulures en plastique et qui servent après le recyclage pour la fabrication de tuyaux d'arrosage et de pochettes de téléphones portables », lance Issa. Selon ses propos, il n'existe plus d'acheteurs de seringues, étant donné qu'une seringue coûte actuellement 35 piastres en pharmacie.
Non loin et seulement à quelques mètres, une femme et sa fille âgée de 6 ans trient des bouteilles de sérum et des flacons de laboratoire souillés. « Ces matières seront broyées, puis vendues à des usines pour la fabrication de gobelets et d'assiettes de mauvaise qualité », dit Mariam, âgée de 40 ans. Son mari et ses enfants l'assistent dans sa tâche. Elle se retourne, puis montre du doigt un homme en train de jeter des bouteilles de sérum dans un broyeur comme si l'opération était ordinaire et ne présentait aucun danger.
La menace est terrible pour une population qui court le risque de contracter des maladies contagieuses telles que le sida, l'hépatite virale, la typhoïde et bien d'autres affections.
Mais la question qui triture l'esprit est : comment les déchets hospitaliers ont-ils atterri dans cette décharge, alors qu'ils doivent être incinérés ailleurs ?
 
Détournement de déchets
En Egypte, il existe 1 188 hôpitaux et plus de 70 000 lits.
Chaque lit produit en moyenne un demi kilo de déchets par jour, dont 13 000 tonnes contaminés.
Selon le Dr Madiha Khattab, directrice du nouvel hôpital de Qasr Al-Aïni, deux sacs en plastique de différentes couleurs sont disposés sous chaque lit. Les déchets ordinaires sont placés dans un sac noir.
Quant aux seringues souillées et autres produits servant aux soins, ils sont jetés dans un sac rouge. « Une équipe d'agents de nettoyage est chargée de récupérer et d'envoyer par un ascenseur spécial les sacs rouges vers une grande salle au rez-de-chaussée pour l'incinération. Les sacs noirs seront remis aux éboueurs », explique-t-elle, tout en ajoutant que les aiguilles des seringues sont écrasées dans un appareil spécial.
Cependant, le Dr Medhat Gamal, responsable de la médecine préventive à Qasr Al-Aïni, souligne que les fours d'incinération n'ont été installés qu'en 1996 et seuls certains grands hôpitaux, tels que le nouveau Qasr Al-Aïni, l'hôpital universitaire de Manial, l'hôpital Ahmad Maher, l'Institut national du cancer et l'hôpital des Pyramides en possèdent.

En 1997, et selon une étude faite par le ministère de la Santé dans 5 gouvernorats concernant l'élimination des déchets dans les centres hospitaliers, 13 fours ont été inventoriés : 9 fonctionnent parfaitement, 2 nécessitent une remise en état et deux autres sont irréparables.

Tout ceci explique pourquoi de nombreux déchets hospitaliers atterrissent dans la rue.
Un éboueur très contrarié d'apprendre que l'hôpital public de son secteur vient de se doter d'un four dévoile la combine.
Travaillant depuis 50 ans dans ce domaine, il explique que même le coton est recyclé. Une tonne de coton hydrophile souillé est revendue à 1 000 L.E.

Nettoyé, dans les usines, puis plongé dans une poudre blanchâtre, il devient difficile de le distinguer d'un coton neuf.

 Et bien que les fabricants soient conscients du danger, ils continuent de le vendre et gagneraient, selon l'éboueur, 10 000 L.E. par jour. « J'ai proposé à des employés de l'hôpital une somme de 5 000 L.E. pour continuer de récupérer les déchets.
C'est une affaire juteuse pour moi et pour les personnes qui me permettent de les détourner », lance cette personne qui a requis l'anonymat. Il interrompt la conversation, car il doit se rendre à l'hôpital pour persuader la deuxième équipe de lui délivrer les déchets avant l'opération d'incinération, même s'il sait qu'il aura du mal à l'écouler.

 « Depuis les événements du 11 septembre, le marché est en pleine stagnation et les dépenses rares », conclut-il. "

Je trouve que ce texte est tout simplement effrayant et démontre l’impuissance des pouvoirs publics face à la surpopulation du Caire ! ! ! ! 
Cela est vraiment dommage car l’Egypte renferme de si beaux cotés qui commencent à être gâchés par ce laisser aller quasi quotidien.

Mon propos n’était pas de  vous affoler mais je désirais vous montrer la réalité de la vie à moins de cinq heures de vol de Paris.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
eh oui manque d'argent, manque d'infrastructure. Bisous.
Répondre
S
  Manque de tout et grande misère ! ! ! Bizzz
M
Ça y est, j'ai tout lu. Edifiant en effet. Et ça me rappelle aussi ce qui se passe aux Philippines et dans tant d'autres pays… C'est désolant… C'est comme n Chine, les villages unpeu reculés où les enfants et la famille démantèlent le produits électroniques, respirant tant et plus le mercure, etc vraiment désolant. Parce que ça montre aussi que le confort des uns repose sur tous les risques pris par d'autres.Bon. je vais tâcher de bien dormir quand même…A demain.
Répondre
S
  Oui cela est à peu près la même chose ! ! ! Bisous du soir
M
J'ai commencé à lire et ça m'intéresse beaucoup, mais je me rends compte que je n'ai pas le temps de fiinir tout de suite. Je reviendrai plus tard.Bon dimanche. Bises.PS: j'ai l'impression qu'il faudra que tu m'aides pour la bonne utilisation du site de Juan. Honte à moi, pour l'instant je suis un peu paumée.
Répondre
L
C'est bien triste comme récit pour un WE... Bon dimanche quand même !
Répondre
L
et bien!!! ce texte m'a complètement retournée!!! vraiment ça va loin!! ici on incinére tout et ça rejette de la dioxine ..... souvent je me demande dans quel monde on vit ...passe un boon we ici il faut chaud aussi pour une fois gros bisous
Répondre
Y
Coucou  Anne Marie,<br /> samedi prochain à cette heure, je serai entrai de boire un thé à la menthe ou un carcadet bien frais au souk du Caire; j'ai hâte d'y être.<br /> Pour revenir aux déchets, il n'y a pas que l'Egypte, il arrive encore que des camions viennent déverser dans des décharges sauvages françaises des dizaines de m3 de déchets hospitaliers ou autres allemands ou suisses et ce n'est pas pour être recyclés car le recyclage coute très cher.<br /> Bonne soirée<br /> Bizzzous
Répondre
S
Dès que tu arrives tu me tel afin qu'on ne se loupe pas ! ! !Bisous et à demain. <br />  
T
C'est  RE-VOL-TANT ! et comme d'habitude ce sont les pauvres qui subissent... pendant que les autres s'engraissent. C'est déprimant, à croire que rien ne changera jamais!<br /> gros bisous à toi et merci de nous remettre les pendules à l'heure, même si ça ne change rien, il faut le dire. La plume contre l'épée c'est notre seule arme.<br /> Tine
Répondre
S
  Mille fois d'accord avec toi ! !  Bisous
F
Tu as de la chance d'avoir un hebdomadaire en francais......<br /> Bonne journee Anne-Marie ! Moi, je vais bientot aller me coucher...bisous a toi !
Répondre
S
Il n'y a qu'un seul hebdomadaire en langue française ! ! ! ! Bonne nuit et à demain. <br />  
C
Bonjour Anne Marie,<br /> J aimerai pouvoir dire que peut etre ca ira mieu petit a petit, mais la misere est un tel puit sans fond...<br /> Je ne met pas ces sujets sur mon blog, car je veus que celui ci puisse presenter de facon "positive", pour une fois, le pays (la ville)  ou je reside, mais ici aussi tu as des gamins de 5/6 ans qui mendient dans les rues.<br /> Je te souhaite un tres bon week end, Christophe.
Répondre
S
Moi, j'estime qu'on doit le savoir et en plus, je n'ai rien inventé étant donné que cela parait dans un journal local ! !  Bisous
L
Voila un article bien efficace... l'argent est toujours au coeur des problemes et c'est bien dommage. Tant de génération sacrifiées juste pour se nourrir....le dégout.<br /> Bravo pour ton blog, qui est tres beau.<br /> Louis<br />  
Répondre
S
  Merci mille fois 
J
C'est absolument effroyable Anne-Marie ! Ces pauvres enfants sont exploités pour faire le plus sale boulot avec tous les risques qu'il comporte. C'est trerrible, et lamentable. Cela m'attriste beaucoup pour ces enfants, qui ne sont pas heureux, mais l'Egypte est un pays si particulier !<br /> Je t'embrasse et te remercie pour ton petit mot . A très bientôt !
Répondre
S
Dure réalité des choses ! !  Bizzzz
F
C'est lamentable...Mais bon... Doit-on encore s'étonner de quelque chose ?Bonne journée...
Répondre
S
S'étonner ? surement pas mais le dénoncer : oui ! !  Bisous
L
bonjour,<br /> c'est vraiment honteux, comme d'abitude le monde va mal.il y toujours assez d'argents pour des armes, mais jamais pour le reste!!<br /> Partout c'est pareille, mais là, c'est éffroyable!
Répondre
S
Le grand problème est le fossé entre les riches et les pauvres et la totale absence de classe moyenne ! ! ! !  <br />  
:
        un commentaire : c'est dégue.......   pauvre monde....................là-bas, ici ou ailleurs !!!
Répondre
S
D'accord avec toi ! !  Bizzz

Archives

Articles récents