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Au pied des Pyramides,
les rappeurs d'IAM réalisent leur rêve "de gamins"
AFP du 14 mars 2008
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LE CAIRE (AFP) —
Leur "délire interne" est devenu réalité.
Pour leurs 20 ans, les rappeurs français d'IAM,
éblouis "comme des gamins" par l'Egypte pharaonique
dont ils ont tiré leurs noms de scène,
ont chanté vendredi au pied des Pyramides.
"On s'est régalés", a déclaré à l'AFP
après le concert le chanteur Akhénaton,
très ému, en signant des autographes
pour de jeunes français spécialement venus de Marseille
(sud-est de la France) pour l'occasion.
Près de 700 personnes,
en grande majorité des Français résidant au Caire
et à Alexandrie,
la grande ville portuaire du nord de l'Egypte,
sont venues écouter, sous un soleil de plomb,
le groupe marseillais emblématique du rap français
sur "le plateau de Guizeh".
"On s'est dit que ce serait trop fou
qu'on rate les 20 ans d'IAM devant les Pyramides.
Alors on a décidé, à une petite dizaine,
de louer un minibus" pour venir au Caire,
a expliqué Célia Renou, une jeune Marseillaise
travaillant à Alexandrie. "
On n'aurait pas pu imaginer plus belle célébration",
a-t-elle ajouté.
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Les rappeurs n'ont pas manqué de
reprendre
le titre culte qui les a consacrés, "Je danse le MIA",
ainsi que "L'école du micro d'argent",
un classique du hip-hop français,
ou encore "Nés sous la même étoile"
et "Petit frère", avant qu'un groupe de fans
n'entonne un "Joyeux anniversaire IAM" en fin de concert.
Deux invités surprise sont venus rejoindre Akhénaton,
Shurik'N, Khéops, Freeman, Képhren et Imhotep
lors de ce concert gratuit, financé par Canal+ et SFR:
l'Algérien Khaled, l'une des figures de proue du raï,
et le chanteur et compositeur tunisien Lotfi Bouchnaq.
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L'Ensemble national de musique populaire du Caire,
qui a fait l'ouverture du concert, a rejoint IAM
au moment où le soleil se couchait derrière les Pyramides,
mêlant musique traditionnelle égyptienne et rap français.
Les rappeurs se sont dits "épatés" d'avoir
enfin pu mettre des images sur tout ce qu'ils "râbachent"
depuis 20 ans, ainsi que d'avoir pu découvrir
des trésors pharaoniques d'ordinaire interdits au public
en compagnie du patron des antiquités égyptiennes,
Zahi Hawass.
Mais ils ont aussi reconnu,
lors d'une conférence de presse mercredi,
s'être "pris une claque" en découvrant la misère en Egypte,
où 20% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté
(2 USD par jour).
Les rappeurs s'étaient aussi dits "tristes"
de suppressions de postes dans les institutions diplomatiques
et les centres culturels français en Egypte.
Et visiblement ravis de la plaisanterie lancée
à propos de la visite en Egypte du
président français Nicolas Sarkozy en décembre --
"On vient effacer ses traces, on vient balayer derrière lui!" --
ils l'ont de nouveau répétée sur scène,
provoquant l'hilarité générale.
Un documentaire sur leur aventure égyptienne
doit être présenté en mai à Cannes.
Les rappeurs prévoient aussi un concert gratuit
à Marseille cet été, pour leurs fans français
déçus de n'avoir pu les voir en Egypte.
Alors qu'IAM revient au premier plan
de l'actualité musicale française pour ses 20 ans,
le duo NTM, autre groupe phare du rap français,
mais tendance dure, a annoncé sa reformation dix ans
après sa séparation,
le temps de trois concerts à Paris en septembre.
"Ce qui est particulier à IAM (...),
c'est qu'on a toujours pris des virages.
Même quand on a vendu 1,3 millions avec un album,
l'album d'après, on a dit,
on va leur mettre un album différent",
a affirmé Akhénaton à l'AFP mercredi.
Si "le plaisir et la rigolade"
restent au rendez-vous dans dix ans,
le groupe se verrait bien fêter ses 30 ans... en Chine.
"Pourquoi pas?
Qu'ils nous désinterdisent la Cité interdite!" a lancé Akhénaton.
Source et photos AFP
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mais aussi une grosse claque devant la misère sociale,
alors que plus de 40 % de la population
vit avec moins de 2 dollars (1,30 euro) par jour.
«Quand tu es gamin en France,
tu crois vivre dans le pire des quartiers, enchaîne Akhenaton.
Or ici, d’Assouan au Caire, je n’ai rencontré
que des gens qui nous souriaient,
qui étaient fiers de nous parler de l’Egypte,
alors qu’ils ne gagnent que 20 ou 30 euros par mois.
Ce genre de truc, ça remet direct en place.»
Source :liberation
Merci de vos passages et à très bientôt ,
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